Qui se ressemblent, s’assemblent. Cet adage résume la rencontre de 8 musiciens, de différents horizons que la passion musicale tenace a réuni.

Nous nous sommes invités à la session de répétition de Hawas au studio d’enregistrement. En pleine préparation de leur prochain mini-album, le niveau de concentration du groupe est au maximum et l’ambiance toujours aussi détendue.

La genèse

Quand le groupe Elmaghna Khana se dissout, une partie de ses membres s’apprête à vivre une renaissance. Ils s’aventureront dans une nouvelle expérimentation musicale avant-gardiste qui fait convoler en justes noces une prose retentissante et des rythmes du monde.

« Hawas » désigne l’obsession en arabe. Le terme qualifie ainsi cette passion déchainée et partagée par chacun de ses artistes que l’amour de son instrument ou le déploiement de sa voix a entrainé sur scène.

Le groupe ne compte aujourd’hui qu’une année à son actif, sans que cela ne remette en question son talent et sa maturité. Le G8 cairote a su combiner les différents efforts, goûts et expériences antérieurs de ses artistes pour se produire plusieurs fois et conquérir un large public. En effet, le lancement des titres et leur mise à disposition en amont des spectacles sur Soundcloud ont permis au nombre de fans d’Hawas de s’élargir rapidement. Ils connaissent tous les paroles et suivent de près l’actualité de Hawas qui se livre à un travail intense.

La minutie comme méthode

Hawas peut se vanter de son sens du détail qui fait jusqu’ici la réussite de son projet. De la composition aux arrangements, jusqu’au choix des affiches de concerts, rien n’est laissé au hasard. Le résultat se fait ainsi voir et entendre avant de finir par marquer les esprits.

Ahmad Kamar, le dernier a avoir rejoint le groupe nous confirme que le groupe réussit à avancer grâce à l’écoute et la prise en compte des différents avis. Lui qui remplace au clavier Amir Rasmy, qui effectue son service militaire, a rapidement su trouver sa place dans l’équilibre du groupe.

« Notre producteur sait faire des compromis, la rigueur est de mise, mais chacun s’y retrouve ».

L’alchimie qu’arrive à créer ce groupe de musique arabe alternative permet à chacun de s’épanouir dans sa pratique. A tout juste 17 ans, Abderrahmane Abu El Yazeed alias Buddha, est le batteur du groupe. Après des débuts dans un groupe de percussions, il se fait vite remarquer par le groupe qui l’adopte et lui permet de progresser en son sein.

Hawas © Mehdi Drissi

Hawas © Mehdi Drissi

La nouveauté

L’accent mis sur les paroles scellent les liens du groupe autour du sens et la mélodie. Noor El Deen, Haitham Dabbou et Fahd Ibrahim forment le trio-auteur des textes vibrants mises en rythmes par Hawas.

Et vous aurez la primeur de la nouvelle : pour leur prochain et deuxième mini-album de quatre tires, le boys band a invité la voix féminine de Sherine Abdou à se poser délicatement sur un opus. Sa sortie en hiver a donné le ton de son timbre et sa cadence. Et pour nous impatienter, Mahmoud Maher El Khateeb nous confie :

« On cherchait des mélodies calmes et les poèmes de Nizar Qabbani que nous avons choisi satisfont la passibilité que l’on recherchait ».

De quoi nous faire compter les jours, pour écouter l’effet.

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